صَحوة ..للشاعرة اللبنانية مريم جنجلو ..ترجم القصيدة للفرنسية أطلس حاضر
/ صَحوة/
أمّا وَقد سَلَكْتَ الدّربَ وَحيدًا،
تتحسّسُ النّدوبَ المَوشومةَ في ظهرِك،
وَعينُكَ على الطّفلِ داخلَكَ،
تراقبانِ بِبَلاهةٍ،
المُرورَ المَلِكيَّ لِلمَنطِق على حياتِكُما معًا.
تَرنو مُنهُ وَتُلحِفُهُ دِرعًا مِن نارٍ،
تمسِّدُ على جبينِه الطريّ
وجوهٌ غابرةٌ تتصبّبُ...
تموجُ مهجَتُهُ بِماءٍ حار،
فَيقعُ في وَسَنِهِ تَعِبًا.
دِرْعُ النّار..أتذكُرُها؟
طوّقَتْكَ بها ذاتَ عناقٍ، فارِسةُ الألَم،
ألَمِكَ الذي أنتَ مُضَرَّجٌ بهِ، كبيرًا، الآن.
شَوقُها سياطٌ جلَدَتكَ بها،
حَشَرَتْ أنفاسَكَ في جعبَةِ سهامِها،
وَفوقَ جسَدِكَ الصّريع،
وَقفَت تُهَمهِمُ بِحُنُوٍّ ساديٍّ:
“فَلْيَشِبَّ في روحِكَ جنونُ التّرحال،
هاكَ حُبّي أكفِّنُكَ به،
وَلْتنتَظرْ رجوعي، لِنَشيخَ معًا”.
بينَ رؤوسِ المُحاربينَ الحَليقةِ،
تناثرَ وشاحُها الشَّفيف،
وَفي صهيلِ الجِياد الغَضبى،
تاهَ صوتُها مثلَ زوبعةٍ من الرّمال،
وَمُقلَتاكَ،
حَولَ رَجْعِ الصّدى بَقيَتا تَطوفان.
أيا طفليَ الدّاخليّ،
تلكَ هيَ دِرعُ النّار أدثِّرُكَ بِها،
وَلْتَذكُر كلّما وَهَنتَ، فيما أنتَ تكبُر،
أنّ الحُبَّ الذي يُحرِقُنا،
هوَ ذاتُهُ الذي يَحمينا.
Reviviscence
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Du moment où tu as traversé le chemin tout seul,
Tu tâtes les cicatrices sur ton dos,
Adressant le regard sur l’enfant en toi
Vous épiez stupidement,
Le cortège royal de la rectitude passant
par-dessus vos deux vies.
À travers son prisme tu vois et tu le couvres d’une armure de feu,
Tu masses son front frais
Des visages immémoriaux en transsudent,
Ses tréfonds bouillonnent en une eau torride,
Épuisé, il tombe dans la torpeur.
L’armure de feu, tu t’en souviens ?
Elle t’en a ceinturée, lors d’une embrassade, la chevalière de la douleur
Ta douleur qui te meurtrit maintenant que tu as grandi.
Sa désirance est fouets dont elle t’a flagellé,
Elle a entassé tes souffles dans son carquois,
Et au-dessus de ton corps assommé,
Elle se dresse pour marmonner avec une tendresse sadique:
« Que la folie du nomadisme grandisse en ton âme
Voici mon amour pour t’en ensevelir
Et attends mon retour pour vieillir ensemble ».
Entre les crânes rasés des guerriers,
S’est dispersée son écharpe diaphane,
Et dans le hennissement des chevaux furieux,
Sa voix s’est perdue comme un vent de sable,
Tandis que ton regard tournoyait autour de l’écho.
Ô mon enfant intérieur,
C’était l’armure de feu dont je te revêts,
Souviens-toi chaque fois que tu t’affaibliras, en grandissant,
Que l’amour qui nous consume
Est lui-même qui nous caparaçonne.
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Texte de Mariam Janjelo , poétesse libanaise
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